Les contests VHF une passion qui ne me quitte pas!
Bonsoir les KOPains
À peine la Coupe du REF VHF terminée que je repense déjà à ce magnifique week-end passé sur le point haut avec les KOPains.
Nous avions la chance de disposer d’une station particulièrement compétitive, préparée, entretenue et réglée aux petits soins par notre KOPain Joël F6JMT. Derrière le micro, tout semble simple. On s’installe, on appelle, on répond, les contacts s’enchaînent et les heures défilent sans même que l’on s’en aperçoive. Pourtant, lorsque l’on regarde tout ce qu’il faut mettre en œuvre pour rendre cela possible, on réalise rapidement l’ampleur du travail accompli.
Bien souvent, les premiers KOPains arrivent dès le jeudi soir ou le vendredi matin. Il faut préparer la station, monter les mâts et les antennes, installer la remorque avec tout l’équipements radio, mettre en route le groupe électrogène, configurer l’informatique, vérifier les rotors, les préamplificateurs, les câbles et les connecteurs. Puis viennent les tentes pour le couchage, l’intendance, les repas, le café partagé entre deux tâches et tout ce qui permet aux opérateurs de tenir pendant tout un week-end de trafic.
C’est un travail considérable, réalisé dans l’ombre par une équipe de KOPains passionnés. Lorsque le concours débute, les opérateurs sont au premier plan, mais derrière eux se cache une somme impressionnante d’efforts, de compétences et de bonne volonté. C’est aussi cela l’esprit des contests, une aventure humaine où chacun apporte sa pierre à l’édifice.
En observant cette installation moderne et performante, je ne peux m’empêcher de repenser à nos premiers contests VHF, il y a plus de trente ans. À l’époque, nos moyens étaient bien plus modestes. Une bâche tendue entre deux voitures pour nous protéger du vent ou de la pluie, une antenne 17 éléments perchée sur un mât de cinq mètres, quelques watts et beaucoup d’enthousiasme.
Pourtant, malgré les années qui passent, malgré les progrès techniques, malgré les ordinateurs, les logiciels et les équipements toujours plus performants, les sensations restent exactement les mêmes.
La joie d’être sur l’air, le plaisir de rechercher le contact difficile, l’envie de faire un peu mieux que l’année précédente et surtout, le bonheur de partager ces moments avec les KOPains.
Car la VHF, l’UHF et les bandes SHF possèdent quelque chose de particulier. Quelque chose que l’on a parfois du mal à expliquer à ceux qui ne les pratiquent pas.
Il y a ce petit signal qui apparaît soudainement dans le bruit. Ce DX inattendu qui arrive d’une direction improbable. Ce QSB qui fait monter l’adrénaline. Ce QRM qui complique la copie. Cette dernière lettre de locator qui nous manque et que nous essayons de comprendre coûte que coûte. Ce groupe de contrôle dont il manque un seul chiffre et que l’on tente de décoder encore et encore.
Parfois, il faut plusieurs passages pour comprendre un indicatif. Parfois, il faut attendre que le signal remonte quelques secondes au-dessus du bruit. Parfois encore, on croit avoir perdu le contact et, soudain, tout devient clair dans le casque et à cet instant précis, on ressent une satisfaction immense.
Franchement, la VHF est passionnante, elle est prenante, captivante et surtout incroyablement addictive.
J’ai eu la chance de participer à des expéditions à l’autre bout du monde et j’aime profondément le DX sur les bandes HF, j’aime les pile-up, les ouvertures lointaines et les contacts rares !!! Mais la VHF conserve pour moi quelque chose d’unique.
Ce furent mes premiers amours dans le radioamateurisme.
C’est sur ces bandes que j’ai découvert le DX, les contests, les points hauts, les stations portables, les nuits parfois fraîches sous les tentes, les réveils au lever du soleil après quelques heures de sommeil seulement, et cette ambiance particulière que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.
C’est là que j’ai appris la patience, que j’ai appris à écouter, oui c’est là que j’ai compris que quelques décibels pouvaient parfois faire toute la différence.
Aujourd’hui encore, plus de trente ans après, la passion est intacte.
Alors j’ai envie de lancer un appel à tous les radioamateurs.
Si vous n’avez jamais vraiment goûté à la VHF, essayez !
Installez une petite antenne 6 ou 9 éléments en polarisation horizontale. Même avec seulement 50 watts, partez à la découverte du 144 MHz. Cherchez les stations locales, participez à un concours, tentez quelques DX, recherchez de nouveaux locators.
Vous serez surpris de ce qu’il est possible de réaliser avec des moyens simples.
La VHF est une école d’humilité. Elle ne pardonne pas les approximations mais récompense la persévérance. Elle oblige à tendre l’oreille, à comprendre la propagation, à exploiter chaque ouverture et à ne jamais abandonner trop vite.
Elle vous apprendra énormément sur la radio, elle vous apportera de belles rencontres, elle vous permettra de partager des moments inoubliables avec d’autres passionnés et surtout, elle vous procurera ce que notre passion radioamateur a de plus précieux…. L’émotion.
Alors plutôt que de rester uniquement sur 40 mètres le samedi matin, venez découvrir ou redécouvrir la VHF. Vous y trouverez des défis techniques, des week-ends mémorables entre amis, des signaux venus de très loin et cette petite montée d’adrénaline que seul ceux qui y ont gouté peuvent véritablement comprendre.
Pour ma part, après plus de trente ans de radio, malgré les DX lointains, malgré les expéditions, malgré les milliers de contacts réalisés à travers le monde, je reste toujours aussi amoureux du 2 mètres et des bandes au-dessus.
Car au fond, lorsque j’entends un signal faible émerger du bruit et que j’arrive finalement à compléter la ligne du log, je retrouve exactement les mêmes sensations que lors de mes premiers contests.
Et je crois bien que cela ne changera jamais.



